Jeudi 8 octobre 2009
4
08
/10
/Oct
/2009
21:39
Aurevoir belle île,
nous voilà jeté sur la route, en direction du sud sur cette côte ouest de
l'Ecosse.
Une multitude de paysages sublimes.
Ce qui est bien avec ce tour c'est qu'on ne passe pas forcement les routes touristiques et c'est
t'en mieux.
On passe donc la matinée, seules au monde dans notre petit car dans les glens.
Nous n'avons pas pris le Ferry qui conduit à Mallaig (continent) mais par la route la plus longue qui passe par le pont et qui longe
pour un temps le Loch Ness aux eaux sombres.
On arrête devant le Loch Garry qui dessine la cartographie de l'Ecosse. Bizarre la nature et apparement les Ecossais en sont
fières.
On fait une pause sur un Mémorial des soldats écossais tombé au combat, lieu de recueil de ce
peuple dont le sens de la famille et de la mémoire des frères relève du patriotisme.
On redescend et on longe le Loch Ness pour arrivée à Fort William.
Je dirais une ville banale qui se transforme en station de ski l'hiver et permet l'ascension du Ben Nevis, le point culminant du Royaume Uni.
Une étape que j'attendais avec impatience, la vallée de mes rêves : Glencoe.
Cette vallée est tristement célèbre pour le massacre des MacDonald.
Tôt dans la matinée du 13 février 1692, le massacre
débuta simultanément en trois endroits de Glen Coe — Invercoe, Inverrigan et Achacon — mais les meurtres s'étendirent à toute la vallée lors de la fuite des MacDonald. Trente huit hommes du
Clan Donald de Glencoe furent tués par ceux à qui
ils avaient accordé l'hospitalité, et quarante femmes et enfants moururent de froid après l'incendie de leurs maisons. Les assassins, 120 hommes de troupe, avaient été envoyés par des conseillers
du roi Guillaume III d'Orange (Anglais). Pour notre guide écossais,
Greeme, c'est l'un des faits les plus marquants de son peuple, car la plus sacré de leur loi, c'est de l'hopitalité de tout homme dans le besoin y comprit son pire ennemi a été violé pour la
première fois. Le clan des Campbell responsable de ce massacre fût méprisé sur plusieurs générations.
Se trouver au coeur de cette vallée entouré de toutes part par les pentes de ses sublimes hauteurs en se demandant comment des hommes et des femmes et enfants vêtus de leur pyjama au coeur de
l'hiver on pût gravir ses sommets;
Voir ses proches mourrir de froid et ne pouvoir rien faire pour les sauver et ensuite trouver le courage de continuer pour rejoindre l'autre versant de la montagne sur les terres des Stuarts qui
les ont accueillit stupéfaits du drame qui s'était joué.
Un moment fort en émotion pour moi.
Cette vallée est magnifique et j'ai pu désaltérer à la rivière qui la traverse en son centre, on dit que cette eau
est plus pure que celle de volvic par exemple, et cela est vrai (elle ne peut être commercialisé car dans un parc
naturel et tant mieux).
Après cela, Oban. Une jolie ville avec une belle vue sur le port.